SauvezKerviel : site sur l'affaire de la Société Générale

L'affaire Jérôme Kerviel et son lynchage médiatique sans précédent...

21 avril 2008

Vu sur le net : commentaire d'un lecteur du Figaro suite à l'information sur Eric Cordelle

Une réaction très intéressante d'un des lecteurs du Figaro sur la décision d'Eric Cordelle de se porter partie civile dans l'affaire de la Société Générale :

C'est vraiment extraordinaire, cette affaire !

Voilà quelqu'un qui est nommé jeune (36 ans) à des fonctions de management avec responsabilités importantes, et qui, quand il ne réussit pas à accomplir la mission pour laquelle il a été nommé (et sûrement très bien payé), va porter plainte avec demande de dommages et intérets (quels dommages, d'ailleurs ? Le fait d'être Polytechnicien et de ne pas avoir la carrière qu'il espérait ?... Comment l'évaluer ?...)

Doit-on rappeler aux membres de cette petite caste qui se croit tant "exceptionnelle" (je parle des Polytechniciens et autres quelques grandes écoles "de la botte") que TOUT manager est responsable de ses subordonnés. Sa mission est prinicpalement de choisir, contrôler, sanctionner (négativement ou positivement) ses collaborateurs en fonction des objectifs qui lui ont été assignés et qu'il a pour devoir de retransmettre à ses subordonnés, en y apportant sa "touche personnelle" (qui est sa raison d'être) à savoir l'organisation, les méthodes et les outils.

Aussi, prétexter qu'il n'aurait pas eu d'automate informatique de contrôle est une farce, parce que son rôle de manager était justement d'utiliser les outils adéquats, et les réclamer à ses responsables s'il juge qu'ils sont nécessaires à l'accomplissement de sa mission (c'est même une obligation, montrant que l'on a pris la mission qui était confiée). Ne rien dire sur cette absence d'outil, ou pire, ne pas se rendre compte que cette absence était préjudiciable, est en soi une faute profressionnelle !

Un manager, ce n'est pas qu'un type qui est grassement payé à faire le coq au milieu de ses collaborateurs, mais qui n'ayant aucune action sur le quotidien, tellement il est préoccupé à être un beni-oui-oui vis à cis de sa direction. Ce n'est pas un spectateur passif se retranchant derrière le manque d'outils (il n'avait qu'à en parler à sa direction) ou les fautes de ses collaborateurs (c'est à lui de les manager et de les contrôler). C'est quelqu'un qui prend ses responsabilités et qui les assume !

Quittons le monde des polytechniciens "hauts potentiels" (tous ceux qui travaillent dans les grandes entreprises savent de quoi je parle...) et prenons, au hasard, l'exemple d'un chef de chantier de BTP. Si un ouvrier commet une imprudence (par exemple, un échaffaudage qui s'écroule suite à un mauvais monage ou des procédures de sécurité non respectées) et que le chef de chantier est sanctionné pour cela, va-t-il invoquer que l'ouvrier était suffisamment retord pour qu'on ne puisse le contrôler, et que, de toute façon, on ne lui avait pas fourni les outils qui auraient permis de le contrôler ?...

Où est donc la NECESSAIRE responsabilté du manager là-dedans ?

Posté par SauvezKerviel à 14:25 - Vu sur le net - Commentaires [2] - Permalien [#]

Commentaires

    Bonjour,

    Merci de nous tenir informer de l'évolution de l'affaire. Petit à petit la responsabilité et "le laisser faire" de la SG est démontrée.
    Très contente que Jérome ai retouvé du travail et très mal vu le commentaire de l'avocat de la SG.
    A bientôt et encore merci

    Posté par biniou, 25 avril 2008 à 13:28
  • tant mieux

    si jérome kerviel a retrouvé du travail,tant mieux pour lui.meme s'il a essayé de se faire de l'argent sur le dos d'une entreprise comme la société générale le plus dommage c'est qu'il n'y soit pas arrivé.les clients de la banque sont assurés et la société a,je pense,les moyens de se relever de tout cela.Il faut etre intelligent et tres audacieux pour tenter un coup pareil.

    Posté par stef, 25 avril 2008 à 18:57

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