SauvezKerviel : site sur l'affaire de la Société Générale

L'affaire Jérôme Kerviel et son lynchage médiatique sans précédent...

27 juin 2008

Eric Cordelle et les actionnaires déboutés en appel pour être partie civile

Des actionnaires de la Société Générale et Eric Cordelle, ancien responsable de Jérôme Kerviel au desk Delta-One, se sont vus aujourd’hui déboutés en appel de leur demande de constitution de parties civile dans l’affaire de la Société Générale contre Jérôme Kerviel.

La chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris a donc confirmé la décision des juges d’instruction Renaud van Ruymbeke et Françoise Desset, qui avaient déjà rejeté cette demande, conformément aux réquisitions du Parquet de Paris, qui estimait que « le préjudice invoqué n'est pas distinct de celui subi ».

La Société Générale sera donc bien la seule partie civile du dossier.

Pour Eric Cordelle (et accessoirement pour les actionnaires), qui avançait un « préjudice moral et un préjudice d’image » (et avait médiatiquement plaidé sa cause dans une longue interview au Figaro (voir le blog)), cette impossibilité de se positionner comme victime dans l’affaire lui ôte également toute possibilité d’accéder au dossier pendant la procédure, et surtout de demander des dommages et intérêts. Or, on sait bien combien le licenciement de ce brillant diplômé et ancien salarié émérite de la banque a considérablement mis à mal le pouvoir d’achat de celui qui, il y a peu déclarait, par la voix de son avocat, Maître Farthouat, avoir « subi un préjudice d'image du fait du délit de faux, car ces faux ont été faits pour le tromper » et qu’il n’avait pas l’intention de « se laisser hacher menu ». Les juges de la cour d’appel n’ont donc pas été sensibles à cette métaphore gastronomique !

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26 juin 2008

Expertise psychologique de Jérôme Kerviel : correctionnelle en vue

Trois expertises psychologiques de Jérôme Kerviel ont été effectuées au mois de mars par le docteur Pierre Bouchard (psychologue à l'unité pour malades difficiles du centre hospitalier de Cadillac, en Gironde), alors que le trader se trouvait en prison, à la Santé. Les conclusions de ces expertises ont été remises en début de semaine aux juges d’instruction Renaud van Ruymbeke et Françoise Desset.

Elles visent à démontrer que Jérôme Kerviel était animé par un désir de gratification, et de réussite, alors que l’absence de contrôle et de critique lui a permis d’agir sans limite :


"Le vécu dominant de Jérôme Kerviel est la gratification: gratification financière, professionnelle et personnelle… Lorsque son gain est important, il est félicité, encouragé, starifié. Il est content quand ça gagne. Au contraire, les remontrances, les critiques et les sanctions négatives sont vécues comme quasiment absentes."

Bref, Jérôme Kerviel est comme des millions d’employés en France, et comme des milliards d’employés dans le monde : il aime être gratifié dans son travail, il est content quand il gagne de l’argent. Le professeur Bouchard devrait plutôt s’intéresser aux cas des personnes qui travaillent sans vouloir gagner de l’argent, sans rechercher l’estime de leurs pairs et de leur hiérarchie, et qui se délectent des critiques d’autrui !

En revanche, Jérôme Kerviel ayant en même temps été déclaré "sain d'esprit", il devient quasiment certain qu'il sera jugé en correctionnelle, avec un risque encouru d'une sanction pénale. Quant à l'enquête, elle devrait être définitivement bouclée dans les prochaines semaines. Compte tenu des délais de la justice, le procès ne se tiendra de toutes façons pas avant 2009.

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24 juin 2008

Jérôme Kerviel dans le peloton de tête des personnalités françaises

Impressionnant !!!

Un sondage Ipsos, réalisé en avril auprès d’un échantillon représentatif de 1.000 personnes âgées de 15 à 64 ans, et publié ce jour, révèle que Jérôme Kerviel arrive en dixième position des personnalités masculines qui incarnent le mieux la France. Phénomène d’autant plus incroyable que le trader arrive juste derrière un prestigieux aréopage de personnalités du show-bizz : Dany Boon (35%), Nicolas Hulot (33%), Yannick Noah (28%), Nicolas Sarkozy (19%), Patrick Poivre d'Arvor (17%), Djamel Debbouze et Michel Drucker (12%), Gérard Depardieu et Alain Delon (9%), et enfin donc Jérôme Kerviel (4%)

Aux yeux des Français, Jérôme Kerviel symbolise donc mieux la France que n’importe quel autre homme politique, ou créateur d’entreprises à succès, ou généreux humanitaire, etc…

Aussi surprenante soit-elle à première vue, cette identification possède une explication évidente, et confirme la raison du soutien massif des français envers Jérôme Kerviel depuis la révélation de l’affaire : bien qu’appartenant à un milieu (la salle des marchés) inconnu du grand public, bien qu’exerçant un métier n’ayant pour but que de produire de la richesse pure à son entreprise, et à ce titre, peu admirable, bien qu’ayant eu une attitude à son travail lui faisant encourir un risque de condamnation, Jérôme Kerviel symbolise, en ce début de 21ème siècle, le modeste employé prêt à tout pour gravir les échelons de la hiérarchie et réussir dans un monde impitoyable, jusqu’à déraper, encouragé en cela par une hiérarchie visiblement constentante, et qui finit jeté dehors par la grosse et puissante structure, forcément écrasante pour un faible employé, forcément victime.

Version moderne du Pot de Terre contre le Pot de Fer, l’affaire Kerviel, comme je l’ai plusieurs fois mentionné ici, fait ressortir chez les français de vieux réflexes pavloviens hérités de notre passé révolutionnaire, qui consistent à défendre systématiquement le faible contre le fort, avant même de savoir si le faible a pu commettre une erreur ou non.

Les français sont aussi des gens désabusés, dégoutés par les promesses non tenues de leurs hommes politiques, par les excès d’un capitalisme financier en pleine déconfiture, mais aussi toujours bercés et attirés par les chants des sirènes qui leur demandent de se rebeller contre l’ordre établi. Comme le prouvent les très nombreux commentaires publiés sur ce site, Jérôme Kerviel, seul contre un des plus gros mastodontes financiers français, incarnerait magnifiquement cette âme rebelle française : voilà pourquoi il se retrouve aujourd’hui dans les dix premières personnalités masculines françaises.

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21 juin 2008

L'homme qui valait 5 milliards - tout ça pour ça !!

L_homme_qui_valait_5_milliards

Le 19 juin est sorti un nouveau livre sur l’affaire de la Société Générale, écrit par Mélanie Delattre, journaliste du Point et Emmanuel Lévy, journaliste de Marianne, et intitulé «L’homme qui valait 5 milliards, Quand le capitalisme financier devient fou».

Le pitch du livre annonce fièrement que, en plus de compiler les différents éléments de l’affaire, les journalistes ont mené une vraie enquête, jusqu’à rencontrer les principaux protagonistes de l’affaire, dont le principal intéressé, Jérôme Kerviel.

Comme l’indique le sous-titre, il s’agit donc d’une démarche d’investigation qui ne s’attache pas à la personnalité seule du trader, mais à une description du contexte du monde du trading qui explique pour tout ou partie qu’un employé presque modèle ait pu prendre des positions qui allaient au-delà de ses autorisations, avec l’assentiment tacite de sa hiérarchie, et que le débouclage de ses positions par les traders de la banque aient engendré la catastrophe que l’on sait.

Tout ça pour ça pourrait-on dire à la lecture de cet ouvrage ! Car si ce livre s’appuie sur des éléments précis et documentés, il n’apporte hélas rien de bien nouveau par rapport à ce que nous savions déjà tous, pour peu que nous ayons pris la peine de suivre l’actualité de l’affaire au jour le jour. La rencontre avec Jérôme Kerviel, médiatiquement intéressante, n’a pas permis aux journalistes d’éclairer l’affaire sous un nouveau jour. Les entretiens avec des traders n’ont pas servi non plus à apporter des points de vue différents. Un  nouveau coup de marketing et de communication, bien orchestré, mais qui risque bien vite de faire "pschittt"!

Seul un élément nouveau, savoureux certes, vient corroborer ce que nous savions déjà, à savoir que Jérôme Kerviel était considéré en interne comme un bon trader, et que sa réputation avait commencé à dépasser les murs de la tour de la Société Générale à la Défense. Ainsi les journalistes racontent que Jérôme Kerviel avait été chassé par la Deutsche Bank à la fin de l’année 2007, mais que la Société Générale avait agi de façon à garder son futur bourreau parmi les siens. Cet épisode montre ainsi pourquoi, obnubilée par l’appart du gain, la banque a fait fi des 75 alertes du contrôle interne qui la mettaient en garde contre les agissements de son trader vedette. Extraits du livre :

«Son nom commence à circuler dans les salles de marché de la concurrence. Il est le trader dont le book recèle en effet une ressource rare : 1,4 milliard cash. Il commence même à attirer, suprême reconnaissance, l’attention des chasseurs de tête…La banque allemande, lui fait alors miroiter une promotion, un poste sur les forward trading. Il passe des entretiens. Mais en interne, à la Société Générale, on n’a aucune envie de voir «Monsieur 1,4 milliard d’euros» s’en aller. Pierre-Yves Morlat, le chef du trading dérivés actions de la Générale, le retient donc par la manche. Le «petit gars» de Lyon II (L’université où Kerviel a fait ses études d’informatique) a tout de même réalisé 55 millions de résultats…Si les 1500 traders du front office faisaient aussi bien que Jérôme Kerviel, la banque ne cracherait pas 5 milliards de résultats, mais 16 fois plus, 85 milliards !».

Toutefois, les journalistes ne mènent pas leur analyse jusqu'au bout, à savoir qu'il n'y a pas de quoi s’extasier devant cette tentative de débauchage : moyen de recrutement privilégié dans la catégorie Cadres Supérieur, il s’agit d’une pratique courante qui ne révèle pas nécessairement une aura particulière de Jérôme Kerviel dans le monde du trading : il se peut juste que le nom de Jérôme Kerviel ait été communiqué par un de ses collègues à un chasseur de tête, événement qui se produit chaque jour des centaines de fois pour des centaines de clients. Quant au calcul de la Société Générale sur le 85 milliards, imaginé par les auteurs, c'est une plaisanterie et ça ne peut que susciter ricanement de ma part !

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20 juin 2008

Confrontation Kerviel - Cordelle : nouvel épisode

Les confrontations Jérôme Kerviel / Eric Cordelle sont en passe de devenir un grand classique de l'instruction menée dans le cadre de lenquête sur l'affaire de la Société Générale, comme le sont, dans un autre domaine, celles entre Rafael Nadal et Roger Federer en finale de Roland Garros !

Après quelques affrontements à distance, avec notamment l'interview du Figaro où Eric Cordelle estimait avoir été mené en bateau par son n-1 (intervieuw commentée dans ce blog), les deux protagonistes ont une fois de plus été confrontés le 19 juin dans les bureaux des magistrats. Rien n'a filtré pour le moment de cette confrontation. On sait juste que les juges voulaient comprendre comment Jérôme Kerviel a pu passer ses transactions outrancières et ses opérations fictives sans jamais, ou si peu, être inquiété par sa hiérarchie, et Eric Cordelle en particulier.

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11 juin 2008

Entretien de Daniel Bouton à Mediapart : enfin l'aveu !

Une fois de plus, Daniel Bouton a choisi de ne pas garde le silence, et une fois de plus, nous pouvons dire que, souvent, la meilleure chose à faire est de se taire.

Après avoir révélé l’affaire en procédant à l'odieux lynchage médiatique de Jérôme Kerviel que l'on sait, l’accusant à la une des journaux de « terroriste » ; après avoir toujours affirmé que Jérôme Kerviel avait agi seul, déjouant tous les contrôles internes de la Société Générale, grâce à de « formidables talents de dissimulateur », et ce, avant même que l’enquête n’ait commencé et fourni ses premiers éléments ; après avoir toujours nié la moindre responsabilité de la hiérarchie du trader, de la banque en général, et la sienne en particulier ; alors que les éléments de l’enquête révélés démontent chaque jour un peu plus la stratégie de défense de la banque (75 alertes sur les agissements de Jérôme Kerviel restées sans réponse, légèreté managériale incompétence flagrante de la hiérarchie, culture du profit à tout va élevée en méthode de management au sein de la salle des marchés, recherche désespérée et vaine de complices présumés, audit interne accablant sur les faiblesses des contrôles internes…) ;

Daniel Bouton se décide, enfin, à reconnaître publiquement les « défaillances » dans les systèmes de contrôle de la banque, dans un entretien accordé au site d’informations Mediapart.

Bien que Daniel Bouton tente encore misérablement de nous convaincre que la banque, et lui-même, ne seraient en rien responsables dans la perte de 5 milliards d’euro (Jérôme Kerviel a exploité les défaillances du système de contrôle, qui manquait d’un un «dispositif horizontal de supervision du risque de fraude, de mise en commun des informations » alors que séparément, « les contrôles ont été menés conformément aux règles par chacune des sections concernées»), il ne fait qu’avouer la faute flagrante de la Société Générale, et surtout, sa faute.

Nous pourrions dire qu’il est tout à l’honneur de Daniel Bouton d’avoir enfin reconnu ce que tout le monde avait compris depuis longtemps, Jérôme Kerviel en tête. Pourtant, nous ne pouvons que ressentir un malaise, pour ne pas dire une indignation, un dégout total, devant un tel mépris des actionnaires et devant cet acharnement à vouloir manipuler des esprits qui ne sont pas dupes. Mais dans quel pays, dans quel système économique sommes-nous, pour qu’un dirigeant d’une des plus grosses sociétés françaises ose rester en fonction après un tel constat d'échec et d'incompétence, alors que la mise en place de contrôles efficaces faisait partie de la plus élémentaire de ses responsabilités ? Comment accepter que ce personnage continue à percevoir une rémunération de la Société Générale après avoir contribué, par son action, ou plutôt sa coupable inaction, à vider ses caisses et, partant, ruiner ses actionnaires (n’oublions pas aussi les 2 milliards d’euro de pertes liés aux subprimes, une des pertes les plus importantes pour une banque française dans cette crise) ? Comment ne pas redouter aussi qu’une sortie de Daniel Bouton ne se ferait que par la grande porte, avec large parachute doré en guise de coup de pied au derrière ?

Dans son entretien, Daniel Bouton évoque le « scepticisme du monde politique et de l’opinion publique » qu’il prétend comprendre, et qu’il attribue de façon malhonnêtement perverse à l’ampleur de la perte. Daniel Bouton se trompe, ou fait à nouveau preuve d’hypocrisie : ce qui heurte l’opinion publique, c’est surtout qu’un dirigeant de cette envergure continue à nier sa responsabilité en refusant de prendre la seule décision qui s’impose : quitter sa société sans demander le moindre centime d’euro !

Cliquer ici pour télécharger l'entretien de Daniel Bouton avec Mediapart

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09 juin 2008

Evaluation 2007 de Jérôme Kerviel : un bon trader !

Review_2007_JK

SauvezKerviel s'est procuré le Bilan de l'évaluation 2007 de Jérôme Kerviel : où on se rend compte qu'il était considéré comme un très bon trader, et qu'à aucun moment, il n'est fait mention de ses agissements suspects qui avaient pourtant occasioné 75 alertes internes !

Cliquer ici pour télécharger le Bilan de l'évaluation 2007 de Jérôme Kerviel

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04 juin 2008

Eric Cordelle à la Société Générale : pauvre chéri !

Le Figaro a publié une interview d’Eric Cordelle, supérieur hiérarchique de Jérôme Kerviel au moment des faits. Comme on pouvait s’y attendre, Eric Cordelle n’y révèle rien de particulièrement nouveau sur l’affaire, et se contente d’évoquer les conditions de son licenciement : le pauvre, après 12 ans de bons et loyaux services, se retrouve dans un placard pendant 4 mois ; pour éviter de retrouver un cadavre dans ses murs, la Société Générale a procédé à son licenciement par une lettre datée du 23 mai, puis lui a bloqué l’accès à l’entreprise.

Pour le reste, cette interview en forme de coup de communication raccoleur lui sert surtout aiguiser ses arguments en vue de l’examen de sa plainte (voir dans les pages de ce blog). Mais Eric Cordelle n’est responsable en rien dans tout ce qui arrive : Jérôme Kerviel était bien trop malin pour lui et il lui était impossible de déceler ses agissements. Il faut dire qu’en bon manager, Eric Cordelle poussait très loin ses investigations avec son trader. Ainsi, il rapporte, un édifiant dialogue, à diffuser dans toutes les écoles de management, alors qu'il s'inquiétait de la trésorerie de Jérôme Kerviel : «Tiens, tu as vu ta trésorerie?» Il m'a répondu: «Oui, c'est réglé.  » Bravo Eric, c’est effectivement ce qu’on appelle contrôler et manager !

Mais que l’on se rassure, Eric Cordelle n’est encore en rien responsable de cette négligence coupable : c’est la Société Générale qui a fait l’erreur de mettre au poste de responsable du Desk Delta One une ressource inadaptée: « Quand j'ai été nommé, après cinq années passées à Tokyo en ingénierie financière, j'avais une expérience de management mais pas de trading. Et personne ne m'a donné de «job description ». Je n'avais pas de feuille de route, pas de formation, pas d'informations. Je ne savais pas que Jérôme Kerviel avait un passé. Cela aurait modifié mon attitude. » Bien sûr... nous sommes sur le point de verser quelques larmes de crocodile... Pourtant, ce n’est pas à un brillant diplômé de grande école qu’on l’apprendra qu’avant d’accepter un poste, n’importe quel salarié doit se poser la question de l’adaptation de son profil au poste proposé. On imagine ainsi le dialogue entre Eric Cordelle et son responsable, au moment où celui-ci lui a proposé de prendre en charge la direction du Desk : «Tiens, tu as fait ma feuille de route?» «Oui, c'est réglé.  » Mais visiblement, Eric Cordelle n’est pas du genre à creuser les sujets, et à s’embarrasser de questions. Comme il le confesse volontiers à la fin de l’interview : « Je ne suis pas psychologue » 

Posté par SauvezKerviel à 17:10 - Eric Cordelle / Martial Rouyère - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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